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Outils personnels

J-M Petitclerc: Accompagnez-les!

Jean-Marie Petitclerc était récemment au CRH Domaine de Fanières. Il a mis un terme à une expérience de conseiller ministériel pour retrouver ses activités d'éducateur... Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'homme est à l’aise quand il intervient. C'est du moins ce que nous avons pu constater lors de la conférence donnée à l’occasion du week-end des bénévoles. A 64 ans, il est également bien dans ses baskets. Notamment quand il fait face à des jeunes à la dérive, parfois violents. Mais, à ses yeux, toujours riches d’une touchante humanité.

"Les jeunes sont « la » question impérieuse de notre société" lance Jean-Marie Petitcler en précisant qu'un député le désolait revcemment en soutenant que les jeunes étaient devenus « un réel problème ». Une société qui se méfie de sa jeunesse, observe Jean-Marie Peticlerc, part à la dérive et devient triste.... "Les jeunes, s'ils ne sentent plus la confiance des adultes, finissent par douter." Résultat, seulement un quart des jeunes pensent que leur avenir est entre leurs mains. La proportion est trois fois supérieure dans les pays du Nord ! «Le plus inquiétant est ce mal-être des jeunes. Ils finissent par se méfier de tout. L'esprit de résistance qu'ils développent, qui pourrait être un atout, se transforme en esprit de défiance vis-à-vis des adultes dont ils critiquent le manque de crédibilité.

Arrêtons d'identifier un jeune à ses notes scolaires!

Et si nous mettions les priorités ?

Pour Jean-Marie Petitclerc, les jeunes sont «la» question impérieuse de la société. Un député le désolait récemment en soutenant que les jeunes étaient devenus « un réel problème ». « Une société qui se méfie de sa jeunesse, observe-t-il, devient triste. Les jeunes, ne sentant plus la confiance des adultes, finissent par douter.» Résultat, seulement un quart des jeunes pensent que leur avenir est entre leurs mains. La proportion est trois fois supérieure dans les pays du Nord ! « Le plus inquiétant est ce mal-être des jeunes. Ils finissent par se méfier de tout. L'esprit de résistance qu'ils développent, qui pourrait être un atout, se transforme en esprit de défiance vis-à-vis des adultes dont ils critiquent le manque de crédibilité.»

"Un élève de rétho qui a 5 sur 20 en sait forcément plus qu’un élève de troisième secondaire qui affiche la même moyenne.... Or personne ne le lui dit! " s'enflamme l'éducateur spécialisé. "Mais il faut absolument que l'évaluation s'accompagne des progrès accomplis, pour motiver les élèves et donner du sens aux apprentissages. On doit donner une appréciation positive à un enfant qui n’a que 5 sur 20, mais a fourni de réels efforts et une appréciation négative à un de ses camarades qui, certes, a obtenu 15 sur 20, mais se repose sur ses acquis. Arrêtons donc d'identifier un jeune à sa note! L'évaluation doit aller de pair avec un enseignement plus individualisé. Pour ce faire, on doit s’appuyer sur les outils numériques et sur des pédagogies différenciées, grâce à la co-intervention de deux enseignants : l’un fait cours, l’autre est disponible pour venir en aide, au sein même de la classe, aux élèves en difficulté. »

La prévention de la radicalisation, c'est l'affaire de tous !

Accompagner les jeunes, un véritable défi pour l'école ...

Mais aussi pour les familles ! Epour tous ceux qui exercent une fonction éducative ! La prévention de la radicalisation, c'est l'affaire de tous ! Deux discours sont à proscrire, car ils ne peuvent qu'alimenter la haine de l'autre. Celui du rejet, car il celui-ci ne peut que favoriser l'émergence de la haine. Et celui de la victimisation. Un discours qui distille lui aussi le ressentiment. Ne sombrons pas dans les pièges de ces discours, mais allons à la rencontre de ceux qui se marginalisent et proposons de véritables chemins d'insertion dans notre société.

 

Et Jean-Marie Petitcler de conclure « Ne tardez pas à vous occuper des jeunes, sinon ils ne vont pas tarder à s'occuper de vous ! »

Petitclerc en deux mots...

Né le 2 février 1953 à Thiberville en France, Jean-Marie Petitclerc est polytechnicien de formation, éducateur spécialisé, expert des questions d’éducation dans les zones sensibles, écrivain et prêtre salésien de Don Bosco. Élevé dans une famille de médecins en Normandie, il étudie au Lycée Privé Sainte-Geneviève puis intègre l’École polytechnique en 1971. À sa sortie en 1974, il hésite entre engagement religieux et politique. Très sportif, il est hospitalisé à cause d’une pratique trop intensive de l’athlétisme. Cloué sur un lit d’hôpital pendant 18 mois, il renonce à la politique. Par hasard, il tombe sur une biographie de Jean Bosco. Cette période de réflexion lui permet de choisir une nouvelle voie, celle tracée par ce dernier. Il suit alors une formation d’éducateur spécialisé. Il dirige ensuite un foyer qui accueille des mineurs confiés par des magistrats. Il est rappelé en Île-de-France  au moment des émeutes urbaines de 1991 et initie à la « médiation sociale ». Fondateur et directeur de l’association « Le Valdocco » à Argenteuil, il est également directeur de l’Institut de Formation aux Métiers de la Ville à Argenteuil, il devient chargé de mission au Conseil général des Yvelines. En septembre 2004, il rejoint la région de Lyon, où il monte une antenne du Valdocco et reprend un atelier chantier d’insertion. Très impliqué dans le scoutisme, il est alors aumônier de groupes Scouts et Guides de France. Jean-Marie Petitclerc est connu pour ses nombreuses conférences et ses ouvrages, sur le thème de l’éducation et des actions de prévention. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il a créé de nombreux mouvements et de nombreuses associations. En juin 2007, il est nommé ‘chargé de mission’ au ministère du Logement et de la Ville, responsable de la coordination des acteurs locaux, poste qu’il quitte début février 2009, pour se consacrer pleinement à la direction de l’association Le Valdocco.

Pour en savoir plus : www.levaldocco.fr