Bonjour à tous,

Après deux ans d’empêchements et de renonciations répétées, nous voilà enfin repartis vers
des projets concrets. La pédagogie salésienne reprend sa place dans nos cœurs : le partage, le
plaisir, la complicité et les rires… enfin révélés.
Bref. Lundi matin 7h devant la porte bleue, chargement du dernier matériel et de la remorque
avec les bagages. Nous ressemblons vraiment à une expédition qui part pour plusieurs jours
avec notre convoi complété aimablement par la maman d’Aurélien (merci!!!!!!)
Un brouillard léger nous accueille sur le cadre enchanteur de Farnières. Tout le monde dans la
camionnette (oui oui c’est une 9 places) pour parcourir les derniers 400mètres qui nous
séparent du rucher…Ah le rucher. Posé dans son écrin de forêt il nous attend depuis trop
longtemps déjà.

8h20. Nous y voilà. La fourmilière se met en route : vider le camion, raccorder le courant,
installer les machines, ouvrir le rucher, sortir les plans, composer les équipes. Jules et Tom
commence la sous-toiture. Lionel et Aurélien s’attaque au placement de la cloison des ruches.
Léo et Virgile habille de bardage le premier châssis. Adrien prépare les encadrements. Et le
prof court tout côté pour orchestrer la manœuvre.
Rapidement chacun trouve sa place, propose son aide, en demande et surtout en reçoit. Les
équipes vont, viennent, changent et s’adaptent à la tâche. Adrien part à l’aventure chercher la
clé de la porte la plus utilisée qui, maintenant que la cloison est placée, ferme le bâtiment et
nous oblige à un long détour. Il croisera Jef qui nous apprendra une bonne nouvelle pour le
lendemain… le brassin de blonde arrive enfin demain au domaine. 1250 casiers…mais cela
n’est pas important bien sûr.
Premier repas dans la salle de la convivialité, les fauves se libèrent, le centre va devoir
annoncer des pertes dans le budget nourriture.

Nous reprenons après le dessert, à chaque repas oui oui !! La tâche est tant plaisante qu’il est
18 h15, le soleil est présent, le plaisir est constant. Moment choisi par Bryan pour arriver
après sa visite du domaine et des 400m qui nous séparent de l’entrée, 50 minutes quand même
de visite !!!!
Vite vite le rangement, nous devons souper à 18h30. Chargement des chaussures propres et
lors du repas la team cuisine réalise elle aussi que nous allons leur coûter cher en nourriture :
riz saucisses, sauce curry ratatouille…tout y passe pour rassasier l’équipe des ogres.
Le système nous est expliqué, il y aura 2 personnes à la vaisselle après chaque repas, nous
devons aussi redresser la table pour le repas suivant !!! Chacun participe avec allégresse…un
peu car les filles des autres écoles aussi ! ?
L’équipe d’animation nous propose de partager la soirée avec le reste des jeunes présents au
centre : une école de Schaerbeek, une d’Anderlecht (oufti en pays rouge, sont confiants les
mauves).
Lavage catastrophe en pleine vitesse, le caleçon de Léo prend l’eau malencontreusement…ou
pas.

Un peu réticents mais curieux nous franchissons les portes de la salle melon pour une soirée
danse folk. Gide et cercle circassien, …sont au rendez-vous. Vu qu’il y a trop peu de filles,
certains doivent endosser le rôle du sexe opposé. Il aurait fallu voir les talents de danseurs (?)
de chacun, mais franchement Adrien et sa position de « l’oiseau » remporte la palme. Jules
s’entoure de voiles en voulant rester un homme. Evidemment chacun se plaindra, mais tous se
sont bien amusés… à danser et rencontrer les autrEEEEEs
Un petit détour par le bar, plusieurs parties de président, nous finirons la soirée à la salle de
jeux où Tom réussira quelques coups à la chinoise pour son plus grand étonnement tandis que
Virgile se demande combien il doit faire payer les filles qui regarde son corps. Cela se termine
par une bonne tranche de sommeil pour tous. Ceux qui ronflent avant tout.
Décision commune : notre déjeuner est à 8h, nous irons sur chantier à 7h30 déjà préparer les
allonges, sortir les machines, amorcer le travail.
Nous pouvons parler d’une excellente et bien pleine première journée:)

Mardi 7 h lever des troupes. Nous tenons nos promesses et tout est déjà bien en route avant le
déjeuner. Une journée de travail encore productive, avec des objectifs de fin de façades pour
Jules et Tom. Aurélien et Lionel passent d’une finition à l’autre. Bryan fournit l’ensemble de la
troupe en planches de longueurs diverses, Virgile propose son aide où elle est nécessaire, Léo
cloue à gogo tout ce qui passe devant sa cloueuse car tout est bon après l’onglet de soustoiture du matin.
L’arrivée dans l’après-midi de Mr Piedboeuf et Mr Janssens aident grandement à
l’aménagement intérieur et à une bonne vision de l’ensemble. Bryan devient le débiteur de 3m
officiel du chantier.
Déjà beaucoup de visiteurs intrigués : « Mais quel est ce bruit incessant de tir de fusil que
l’on entend sur le domaine ? » Ben les cloueuses les chouchous…Père Guy, Jef, Jérémie (le
directeur du centre), frère Gérard, Colette, …
Encore pris de court par le temps, nous finissons juste à temps pour nous doucher et apprécier
un spaghetti bolo qui passe facile. Bon Dieu qu’il est agréable d’être accueillis avec
enthousiasme et sourires à table.
Nous rejoignons, avec une certaine crainte pour certains, la soirée « jeu des familles » au
milieu des autres écoles Tous dans des équipes différentes, nous répondons à des questions,
participons à des jeux divers et finissons pas célébrer cela tous ensemble avec un Mr Zinzen
qui cassera presque sa voix, et un Mr Piedboeuf qui mène son équipe à la victoire !!!
Petit détour par la salle de jeux pour le baby-foot, mais surtout le tennis de table qui
finalement représente pour Lio, Jules, Léo et Aurélien un poste d’observation vers des
montagnes et un panorama prometteur. Virgile et Bryan prennent une raclée comme la
Belgique à chaque fois contre la France.
Quelques problèmes de transactions commerciales de 4G et le petit microcosme trouve un
sommeil bien mérité.
Fin du deuxième jour. Excellent aussi donc !!!

BAM 7h, les réveils s’affolent avec une précision dingue, 7h30 nous sommes sur poste :
cloueuse, scie circulaire, visseuse…reprennent le concert.
L’heure de la « graille » approche. Mais qui pourrait manger des plats complets de confiture ?
Lionel maîtrise la cafetière, c’est le principal.
Léo trouve la liste des repas : la matinée sera trop longue car à midi les frites vont prendre
place en nos estomacs constamment affamés.
Nous recevons fin de matinée la visite de Georges, l’apiculteur responsable du suivi du
rucher. Il nous félicitera pour la belle réalisation de la cloison des ruches et nous apporte les
derniers détails techniques autour de celle-ci.
Mais quel plaisir ces 2 gros plats de frites et surtout ce géant plat de mayonnaise qui a presque
exorbité les yeux de Tom. Il est temps de mener l’enquête et de trouver qui dégage un nuage
vert et surtout nauséabond quand il enlève ses chaussures pour aller manger…beaucoup de
soupçons pèsent sur Bryan.
Notre efficacité et notre assiduité nous permettent de terminer le bardage aujourd’hui tout en
ayant déjà bien commencé les finitions intérieures. L’objectif sera dépassé, mais ce n’est pas
une raison pour se croire arrivé a dit la tortue au lièvre, non ?
Adrien revient, il a réussi son permis. Félicitations !!
En finissant à 17 heures nous avons le temps de nous laver un peu plus calmement, et donc
mieux !!

Certains en profitent pour jeter de l’eau froide sur Mr Zinzen lors de sa douche. Pas grave, il
reste une soirée complète pour la vengeance…
Nous voulions visiter le parc et les étangs avant le repas, mais voilà que débarque une partie
de l’école d’Anderlecht. Monsieur Zinzen les avait invités à visiter le rucher. Intéressés et
impressionnés par le travail, ils recevront en supplément une petite explication sur le monde
des abeilles.
Direction salle de la convivialité pour le repas. Ensuite nous prenons le sentier qui mène à la
« Cathédrale » , 4 des plus vieux douglas de Belgique pour observer la copulation sauvage des
grenouilles dans l’étang juste à côté du lieu-dit.
Un banc autour de cet endroit idyllique nous propose une discussion en toute sincérité et
complicité sur les simples choses de la vie qui peuplent notre quotidien.
Quand simplicité, complicité et sincérité se font soeurs d’un soir…l’avenir se remplit d’un
espoir qui nous donne la force de mener nos vies vers une réalisation sereine dans la joie.
Bref détour par la salle de jeux, et la soirée prend fin calmement. Plus ou moins car la rentrée
des jeunes, mis à part Jules qui étudiait pour son permis et Virgile qui accompagnait déjà
Morphée fût marquée par Adrien en grande forme et Tom « le sauteur de haie », qui estime
apparemment mal les hauteurs d’obstacle. Disons qu’après un quart d’heure de rires
inarrêtables nous avons pu envisager le sommeil.
Ceci clôture notre troisième journée d’incursion dans le monde salésien et purée que ça fait du
bien.

Deux élèves construisant le rucher à Farnières
Elèves sur des échaffaudages pour la construction du rucher à Farnières

Pas moyen de vous envoyer ce mot, la parade peut donc continuer.
DINGELING, TÛT TÛT TÛT, DRING Il est 7h Farnières s’éveille, il est 7h je n’ai pas
sommeil. Nouvel essai infructueux d’envoi du message.
Boum chantier, machine, courant, amorce du travail. La météo est bien moins clémente, bien
que cela n’affecte pas notre moral. Le plus difficile aujourd’hui est de réussir la transition entre
le bardage, qui est un travail « de gros » et la pose des panneaux OSB qui s’avère être de la
finition. Quelques erreurs sans gravité, quelques découpes à reprogrammer et la machine
générale retrouve son rythme.
Nous organisons un tour des finitions extérieures pour confirmer la beauté de l’ensemble, nous
peaufinons l’ensemble de la cloison des ruches, nous réorganisons l’intérieur et rangeons le
tout pour gagner de l’espace de travail.
Il y a de nombreuses personnes au centre, et donc beaucoup de bruits. A midi nous fermons la
porte de notre salle de la convivialité, qui jouxte la cuisine et le restaurant. Du coup nous
sommes oubliés et c’est avec une apparente confusion que la cuistote pousse la porte en nous
l’avouant. Dieu que nous sommes sages quand même !!!

Mr Zinzen en apprend beaucoup sur la soirée précédente et les événements qui s’y sont
déroulés. HUM HUM. Non ce n’est pas vrai !!!
Fin de journée nous recevons la visite de Mr Bergenhuizen, la directrice et son mari. Elle
aura le privilège de fatiguer la salade et ils resteront avec nous le temps de partager notre
repas (en nous regardant) mais aussi l’agrémenter d’une boisson autre que de l’eau, appréciée
par tous.
Nous nous sentons entourés, félicités et encouragés…qui parle de Don Bosco ? Tous. Nous
sommes en sa maison ici. Amorevolezza.
A partir d’ici les choses seront relatées, illustrées, parfois falsifiées ou cachées par les
membres de cette aventure.
Quand et comment pourrions-nous savoir que nos vivons un moment unique dans notre vie.
Difficile à dire mais là nous y sommes à coup sûr !!!

5TQB Team

J’écris pour moi à présent : je tiens à vous remercier de m’avoir permis de vivre cela avec vos
enfants.

J’avais besoin de croire encore en notre jeunesse, la voir se relever avec fierté et
courage.Un enseignant trouve la force de continuer en ses élèves.
Cela ne change rien à ce que j’attends d’eux ni aux objectifs scolaires fixés par notre équipe.
Mais là l’homme et l’enseignant sont tous les deux fiers de vos enfants et cela doit être dit.

 

 Simon